Je ne suis pas arrivée en maroquinerie par hasard. Mais je n’y suis pas arrivée tout de suite non plus.

MOI Histoire avec fond maro

Une histoire déjà là

Mes grands-parents étaient maroquiniers. Ils fabriquaient notamment des sacs en crocodile, un travail exigeant et précis. Mon père a travaillé à leurs côtés pendant près de dix ans.

Cette histoire a longtemps fait partie du décor familial, sans que j’imagine qu’elle puisse un jour rejoindre la mienne.

Le déclic

Un jour, j’ai montré à mon père une housse en cuir que je venais de créer pour transporter la batterie de mon vélo électrique.

Il m’a regardée et m’a simplement dit :

« Tu aurais pu être une bonne apprentie dans l’atelier de mes parents. »

Cette phrase m’est restée.

Un autre parcours

Pendant plus de trente ans, j’ai travaillé dans des univers où la rigueur, l’organisation et la responsabilité occupaient une place centrale : conseil, hôpital, institutions publiques, qualité et gestion des risques.

En parallèle, j’ai toujours fabriqué : couture, sculpture, rénovation de sièges…

Le travail de la matière a toujours été là.

Peu à peu, j’ai compris que je ne voulais plus seulement organiser, structurer ou accompagner des projets.

Je voulais fabriquer en maroquinerie. J’y ai appris les gestes, les techniques et la précision qu’exige le travail du cuir et j’ai obtenu mon CAP en 2026.

Aujourd’hui

J’ai installé mon atelier chez moi, à Paris.

J’y travaille avec mes machines, mes outils et mes cuirs. Je réalise des sacs et des accessoires sur commande, et je continue à développer de nouveaux modèles.

Atelier Mujak est né comme cela : de l’envie de créer des objets en cuir utiles, beaux et durables.

Six bobines de fil de couture vert, orange, bleu, jaune, rouge et rose, alignées sur l’établi de maroquinerie parmi des outils de travail.